Nous sommes en mars, a la fin de la saison humide. Dans la parc national du Kakadu, les rivieres debordent de leur lit, l'eau transforme les prairies en marecages (d'ou les milliers de moustiques qui nous assaillent a la tombee de la nuit, juste apres les mouches), la plupart des pistes sont fermees a la circulation...
Et partout, des panneaux de mise en garde contre ...les crocodiles (jusque dans le camping, en bord de riviere)! Baignade interdite !! Les crocos d'estuaires (eau salee) sont particulierement gros et dangereux.
Ici, le silence n'existe pas, meme la nuit:bruissements d'insectes, chants d'oiseaux, cris des cacatoes, aboiement des dingos, sauts de kangourous....
Les termites construisent d'immenses cathedrales de terre; les troncs d'arbres qu'elles creusent serviront a faire des didgeridoos (vendus dans tout le pays mais fabriques dans le Top End).
Chaque matin se leve sur un ciel bleu qui se charge de nuages sombres en cours de journee; et chaque soir, l'orage eclate, deversant d'impressionnantes quantites d'eau! En avril debutera la saison seche...
Le parc du Kakadu est, comme Uluru, propriete des aborigenes qui le gerent en collaboration avec les rangers. Ils precisent au visiteur leur souhait de partager avec lui leur patrimoine et leur culture, ainsi que leur volonte et la necessite de les proteger en reglementant , voire interdisant l'acces a leurs sites sacres.